Objectifs :

Niveau B1 : lire

Lire et rechercher les informations contenues dans des textes de divulgation d’une certaine longueur et dans des citations tirées d’ouvrages spécialistes.

Niveau B2 : lire

Lire et comprendre les détails de textes traitant de thèmes relevant du secteur professionnel et du domaine d’étude.

Comprendre un rapport écrit présenté dans le cadre d’un cours de recyclage sur l’orientation professionnelle.

Niveau B1 : écrire

Prendre des notes pendant que quelqu’un parle d’un sujet qui intéresse le domaine d’étude et s’en servir pour rédiger un texte.

Niveau B2 : écrire

Reformuler des informations provenant de sources différentes pour rédiger un rapport sectoriel.

Niveau B1 : s’exprimer oralement en continu

Exposer des informations relatives au domaine d’étude de manière compréhensible et convaincante.

Niveau B2 : s’exprimer oralement en continu

Présenter un exposé sur un thème lié à la formation professionnelle et étayer son point de vue par divers arguments.


Universalisation

ACTIVITÉ 1

Niveau B2 : lire

Lire et comprendre les détails de textes traitant de thèmes relevant du secteur professionnel et du domaine d’étude.

Niveau B2 : écrire

Reformuler des informations provenant de sources différentes pour rédiger un rapport sectoriel.

 

Emile Zola dans son roman Germinal, paru en 1885, raconte la prise de conscience de la part d’Étienne Lantier des conditions misérables de vie et de travail des mineurs, il réussit à convaincre ses camarades à déclencher une grève dans la mine.

a) Analysez dans les morceaux qui suivent la force des idées pour l’époque:

“Ce fut l’époque où Étienne entendit les idées qui bourdonnaient dans son crâne. Jusque-là, il n’avait eu que la révolte de l’instinct, au milieu de la sourde fermentation des camarades. Toutes sortes de questions confuses se posaient à lui: pourquoi la misère des uns? Pourquoi la richesse des autres? Pourquoi ceux-ci sous le talon de ceux-là, sans l’espoir de jamais prendre leur place? (…)

Du coup, Étienne s’animait. Comment! La réflexion serait défendue à l’ouvrier! Eh! justement, les choses changeraient bientôt, parce que l’ouvrier réfléchissait à cette heure. Du temps du vieux, le mineur vivait dans la mine comme une brute, comme une machine à extraire la houille, toujours sous la terre, les oreilles et les yeux bouchés aux événements du dehors. Mais, à présent, le mineur s’éveillait, au fond germait dans la terre ainsi qu’une vraie graine; et l’on verrait un matin ce qu’il pousserait des hommes au beau milieu des champs: oui, il pousserait des hommes, une armée d’hommes qui rétabliraient la justice. Est-ce que tous les citoyens n’étaient pas égaux depuis la Révolution? Puisqu’on votait ensemble, est-ce que l’ouvrier devait rester l’esclave du patron qui le payait? … C’est pour ça, nom de Dieu! et pour d’autres choses, que tout péterait un jour, grâce àl’instruction. (…) (Troisième partie, chap.III)

 

_ C’est dans ces circonstances, camarades, que vous devez prendre une décision ce soir. Voulez-vous la continuation de la grève? Et, en ce cas, que comptez-vous faire pour triompher de la Compagnie? (Quatrième partie, chap.VII)”

b) Actualisez le discours sur la grève à l’aide d’événements récents.

c) Lisez attentivement la fin du roman et commentez le langage métaphorique utilisé par Zola pour annoncer les conquêtes futures; expliquez ensuite le titre du roman.

“Oui, la Maheude le disait bien avec son bon sens, ce serait le grand coup; s’enrégimenter tranquillement, se connaître, se réunir en syndicats, lorsque les lois le permettraient; … Ah! quel réveil de vérité et de justice! … Maintenant, en plein ciel, le solein d’avril rayonnait dans sa gloire, échauffant la terre qui enfantait. Du flanc nourricier jaillissait lavie, les bourgeons crevaient en feuilles vertes, les champs tressaillaient de la poussée des herbes. De toutes parts, des graines se gonflaient, s’allongeaint, gerçaient la plaine, travaillées d’un besoin de chaleur et de lumière. Un débordement de sève coulait avec des voix chuchotantes, le bruit des germes s’épandait en un grand baiser.Encore, de plus en plus distinctement, comme s’ils se fussent rapprochés du sol, les camarades tapaient. Aux rayons enflammés de l’astre, par cette matinée de jeunesse, c’était de cette rumeur que la campagne était grosse. Des hommes poussaient, une armée noire, vengeresse, qui germait lentamente dans les sillons, grandissant pour les ricolte du siècle futur, et dont la germination allait faire bientôt éclater la terre.” (Septième partie, chap.VI)

ACTIVITÉ 2

Niveau B2 : lire

Lire et comprendre les détails de textes traitant de thèmes relevant du secteur professionnel et du domaine d’étude.

Niveau B2 : écrire

Reformuler des informations provenant de sources différentes pour rédiger un rapport sectoriel.

Albert Camus dans la nouvelle “Les muets” à l’intérieur du recueil L’exil et le royaume aborde le problème de la grève, des relations patron-ouvriers à l’intérieur d’une très petite entreprise. Conseils: -lire le texte complet en soulignant les rapports de force entre syndicats-ouvriers, ouvriers-patron , ouvrier-ouvrier; - souligner la sensibilité de l’auteur dans la description des états d’âme et de la relation homme-nature.

ACTIVITÉ 3

Niveau B2 : lire

Lire et comprendre les détails de textes traitant de thèmes relevant du secteur professionnel et du domaine d’étude.

Niveau B2 : écrire

Reformuler des informations provenant de sources différentes pour rédiger un rapport sectoriel.

Le roman de Delphine de Vigan, Les Heures souterraines, livre de poche, 2009, aborde le problème de l’harcèlement moral, mobbing ; lire les pages mentionnées dans le chapitre 4 , pages 22- 29; 30-47; 86-104; 110-120; 129-148; 158-16 ; 178-199;203-216 ; ensuite synthétisez la situation, définissez les personnages et expliquez les raisons à la base de ce comportement harcelant.


Actualisation

ACTIVITÉ 1

Niveau B2 : lire

Lire et comprendre les détails de textes traitant de thèmes relevant du secteur professionnel et du domaine d’étude.

Niveau B2 : écrire

Reformuler des informations provenant de sources différentes pour rédiger un rapport sectoriel.

Lisez les témoignages suivants et synthétisez les expériences rapportées; ensuite insérez-les à l’intérieur du parcours d’un jeune dans le monde du travail.

"Toute une génération est passée par l'expérience emploi-jeune"

LEMONDE.FR | 05.04.11 | 21h21 • Mis à jour le 06.04.11 | 12h41 (accès gratuit)

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Dans son projet pour 2012, le Parti socialiste propose 300 000 emplois d'avenir, une nouvelle mouture des emplois jeunes créés sous Lionel Jospin en 1997. Le Monde.fr a proposé à d'anciens emplois jeunes de raconter leur expérience.

"Un bon tremplin", par Jean-François H.

En 1997, je sortais de mon stage et j'obtenais mon DESS en management de la communication. Après 6 mois de chômage et un CDD d'un mois, j'ai monté mon dossier emploi jeune et je suis allé voir l'entreprise dans laquelle j'avais fait mon stage.

Je leur ai expliqué ma démarche et leur ai demandé de déposer ce dossier pour me recruter. Je connaissais bien cette entreprise et ils avaient besoin du poste que je leur proposais d'occuper avec cet emploi jeune : animateur d'accès aux nouvelles technologies. L'entreprise, après réflexion, a déposé le dossier et ce dernier a été accepté. J'ai reçu quelques formations afin de maîtriser certains aspect techniques... Douze ans plus tard, je suis toujours dans mon entreprise, je suis désormais chargé de mission et je manage des projets européens dans le domaine des nouvelles technologies. Je me suis épanoui dans cette structure qui m'a donné ma chance et m'a permis d'occuper un poste que je me suis créé et que j'ai fait évoluer. Je suis même devenu membre du CE et depuis peu, délégué syndical.

"Après, je suis retournée pointer à l'ANPE Agence Nationale Pour l’Emploi" par Vanessa L.

Après un BTS Action commerciale obtenu en juin 1998, je me mets à la recherche d'un emploi, n'ayant aucune ressource puisque je viens de terminer mes études. Au bout de 11 mois et ne trouvant que des petits jobs, on me propose un emploi-jeune dans une école primaire et cela pour 5 ans ! Je vais pouvoir prendre mon appartement, avoir ma vie. Je commence donc en mai 1999, cela se passe très bien, je suis accueillie avec joie et très attendue. Nous sommes deux à avoir été recrutés, notre rôle consiste à épauler l'instituteur dans plusieurs fonctions. Je gérais la bibliothèque et l'atelier informatique, j'accompagnais chaque classe à la piscine et aux activités sportives. J'assistais l'instituteur dans les ateliers d'arts plastiques et préparai le matériel. C'était un emploi agréable, intéressant, je ne m'ennuyais jamais.

Pendant cet emploi, j'ai suivi une formation afin d'obtenir une licence (n'ayant que bac +2) et de pouvoir intégrer l'école de professeurs des écoles, malheureusement je n'ai pas obtenu cette licence. C'était difficile d'étudier par correspondance. Puis en 2002, fin du contrat. Pourtant ma fonction était utile et nécessaire. Conclusion : cet emploi m'a nourri pendant 4 ans mais aucune suite à cela. Pas de suivi après, je suis retournée pointer à l'ANPE et je suis toujours à la recherche d'un emploi après avoir travaillée dans plusieurs secteurs sans proposition d'embauche.

"Un atout majeur pour les entretiens d'embauche suivants", par Mélanie D.

Pendant 5 ans, j'ai bénéficié d'un contrat emploi-jeune. Je tiens à faire la nuance je n'étais pas "emploi-jeune", c'était un type de contrat, pas un métier. Pourtant, on garde longtemps l'étiquette d'"emploi-jeune", comme si nous étions une sous-catégorie, des salariés pas compétents et pas formés à 100 %. Loin s'en faut, j'étais diplômée bac +4 et j'ai été recrutée par une association, en tant que médiatrice culturelle.

Certes le salaire n'était pas mirobolant, mais je cherchais avant tout à me lancer dans ce monde du travail. Pendant 5 ans, le fait de travailler pour une petite structure m'a permis de devenir polyvalente, flexible, réactive et de connaître sur le bout des doigts toutes les facettes de mon métier. J'aurais pu être embauchée à la fin de mon contrat (c'était un emploi-jeune consolidé) mais j'ai souhaité suivre une autre route, pour pouvoir peut être envisager un jour un poste avec plus de responsabilité. Ce "5 années d'expérience" sur un CV fut un atout majeur pour les entretiens d'embauche suivants. Aujourd'hui, je suis cadre dans la fonction publique et fière d'avoir été en "contrat emploi-jeune", qui m'a donné la chance d'avoir de l'expérience et de rebondir ensuite.

"J'ai acquis de solides connaissances", par Samuel M.

J'ai occupé un emploi jeune dans une association, une compagnie de théâtre professionnelle à Bordeaux. A la sortie de mes études en 1996, sans mon diplôme, le DECF (formation comptable), je suis resté 2 ans et demi au RMI. Sans expérience, difficile de trouver un premier emploi dans ce secteur. Grâce à cet emploi jeune, j'ai mis en pratique mes connaissances comptables. Je les ai mises aussi à dispostion de la compagnie et j'ai pu aussi grâce à cela acquérir une première expérience significative tout en obtenant mon DECF en 1999.

J'ai acquis de solides connaissances en matière de spectacle et d'intermittence. Au terme des 3 ans, j'ai pu postuler pour des emplois de comptable à temps plein, en CDI. Sans cette première expérience, je pense qu'il aurait été plus que difficile de trouver un emploi en rapport avec les études que j'avais faites. Certes le salaire n'était pas élevé, mais de passer d'un RMI (2 500 francs à l'époque) à un salaire supérieur au smic ne se refuse pas. Je pense que tous les emplois-jeunes de l'époque n'ont pas eu la même réussite que moi, cantonner dans des postes sans grande valorisation en terme d'expérience. Aujourd'hui je suis comptable unique dans une entreprise depuis 5 ans.

2) Cherchez un exemplaire de contrat de travail et analysez les parties qui le composent.

3) Informez-vous sur le bulletin de paie pour connaître les mentions obligatoires qui l’expliquent. Cherchez un exemplaire de bulletin de paie italien et traduisez-le.

ACTIVITÉ 2

Niveau B2 : lire

Lire et comprendre les détails de textes traitant de thèmes relevant du secteur professionnel et du domaine d’étude.

Niveau B2 : écrire

Reformuler des informations provenant de sources différentes pour rédiger un rapport sectoriel.

Après avoir lu l’article suivant répondez aux questions:

1. Qu'est ce que "réussir sa vie" selon vous?

2. Quelle importance accordez-vous à votre carrière?

3. Seriez-vous apte à faire des sacrifices pour votre avenir professionnel?

4. Qu'est-ce qui vous rend le plus heureux au travail?

Que signifie pour vous "réussir sa vie"?

article tiré de lL’Express en ligne, gratuit. (Etude réalisée auprès de 3000 individus (300 interviews par pays) issus des catégories favorisées dans les 10 pays suivants: Allemagne, Brésil, Chine, Etats-Unis, France, Inde, Maroc, Royaume-Uni, Russie et Singapour.)

Si la vie professionnelle est étroitement liée au sentiment d'accomplissement, c'est avant tout le rapport aux proches qui définit la notion de réussite.

Existe-t-il une définition universelle de la réussite? Selon une étude* réalisée par l'institut de sondage pour l'Essec (Ecole supérieures des sciences économiques et commerciuales), la majorité des gens estime avoir réussi leur vie mais pas pour les mêmes raisons. La proportion de sondés estimant avoir "plutôt" ou "tout à fait réussi leur vie" va de 90% pour l'Inde à 59% pour la Chine. En France, 85% des personnes pensent avoir réussi leur vie, plaçant le pays au 2ème rang.

Pour la majorité des personnes interrogées, l'accomplissement passe en premier lieu par une vie familiale et sociale épanouie. En France, 95% des sondés privilégient la vie de famille. Ils accordent également la priorité à des objectifs avant tout "intimistes": famille heureuse, temps libre, vie amicale. Et même au travail, le domaine dans lequel le sentiment d'accomplissement est la plus fort est aussi de l'ordre du social: l'entente avec ses collègues.

Réussir sa carrière

La réussite professionnelle est également une condition nécessaire pour déclarer que l'on a "réussi sa vie". C'est en Inde que ce sentiment est le plus prégnant: 86% des personnes interrogées sont fières de leur carrière. La France se classe 4e ( 81%), derrière les Etats-Unis et l'Allemagne. En queue de classement, les pays en voie de développement à l'instar du Maroc, de la Chine ou de Singapour.

Ce sont pourtant ces pays qui estiment que la réussite professionnelle est le principal critère de réussite dans la vie. Ainsi, les Marocains sont seulement 55% à être contents de leur carrière mais sont 97% a pensé que la vie professionnelle est la clé de leur bonheur. Pour y parvenir, les habitants de ces pays se disent même prêts à accorder plus de temps à leur travail qu'à leur famille et leur temps libre. Si les Européens et les Américains sont plus réticents à faire ce type de compromis, la moitié des Français est prêt à renoncer à ses rêves et à son temps libre pour réussir professionnellement.

Le salaire, le point qui fâche.

En entreprise, la capacité à sortir du lot pour montrer ses compétences apparaît comme un critère de réussite qui divise: si en Allemagne, au Royaume-Uni et en Russie, les sondés ont le sentiment de bien réussir à se distinguer individuellement, il ne fait pas l'unanimité partout. Les Français, comme leurs homologues chinois, témoignent d'une difficulté à mettre en valeur leurs compétences personnelles. Ils considèrent que leur carnet d'adresse est le principal atout pour réussir professionnellement devant l'intelligence (35%) et les diplômes (34%).

Seul bémol: le salaire reste le domaine professionnel où le sentiment de réussite est le plus faible. En France, seulement 60% des salariés estiment avoir bien réussi dans cette catégorie. Beaucoup de sondés aimeraient avoir le salaire colossal de Bill Gates, considéré comme l'incarnation parfaite de la réussite professionnelle. Son image de self-made-man, de patron d'entreprise et de mécène n'y est pas étrangère.

 

ACTIVITÉ 3

Jeu de rôles: votre classe constitue l’ensemble des travailleurs dans une PME; vous avez constaté que la production augmente et vos salaires n’ont plus augmenté. Imaginez un dialogue entre le chef de l’entreprise, le délégué du personnel et le représentant syndical pour présenter vos revendications. Vous profitez aussi pour demander une amélioration dans la qualité du service de la cantine.

- Simulez d’abord la réunion avec tous les travauilleurs, ensuite le dialogue et enfin la réunion avec les autres pour les informer des résultats.

ACTIVITÉ 4

Le travail a constitué dans l’histoire la libération de l’esclavage ; sujets de réflexion et de débat : a) est-ce que l’esclavage a vraiment disparu de nos jours ? b) certaines fois peut-on parler de travailleurs esclaves de leur travail ? c) le mot workalcoolic définit celui qui ne réussit pas à vivre sans travailler : s’agit-il d’un phénomène réel et dans quelle dimension ?

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